Les AmiEs de la Terre de Québec (ATQ) ont présenté leur mémoire sur le Livre vert pour une politique bioalimentaire, le jeudi 19 janvier à 14h45, à la salle Louis-Hippolyte Lafontaine, au Parlement du Québec. C'est suite au rapport de la Commission Pronovost (février 2008) qu'est paru le Livre vert pour une politique bioalimentaire. Celui-ci, qui n'a de politique que le nom, ne reprend pratiquement aucune des idées du rapport Pronovost et fait fi de ses recommandations.
Bien que plusieurs des mesures présentées dans le Livre vert peuvent paraître intéressantes lorsque prises individuellement, il existe un problème de fond, qui a trait à la logique qui sous-tend cet exercice. Les ATQ ont présenté aux commissaires leur propre politique agroalimentaire, afin de tenter de corriger ce problème.
Tout d'abord, nous avons insisté sur l'importance de modifier la vision énoncée dans le Livre vert, qui centrait sa perspective sur la dimension économique de l'agriculture. Voici notre formulation, librement inspirée de la vision du rapport Pronovost:
« L'État et la société québécoise doivent appuyer la nécessaire transition vers une agriculture diversifiée, plurielle, constituée de fermes de taille variable et soucieuses de produire, dans le respect de la vitalité des écosystèmes dont elle dépend et des communautés qui l'accueillent, des aliments sains, variés et de haute qualité, destinés d'abord à la population locale. »
Nous avons aussi articulé notre proposition de politique agricole autour des trois grandes orientations suivantes, sous lesquelles nous avons classé différents objectifs à atteindre :
1re orientation — Protéger les écosystèmes essentiels à la pérennité de la production agroalimentaire 1èr
2e orientation — Atteindre la souveraineté alimentaire
3e orientation — Jeter les bases d'un nouveau contrat social fondé sur l'équité entre le producteur, le distributeur et le mangeur
Dans l'ensemble, nous sommes satisfaites de la présentation, et croyons avoir bien expliqué et défendu la position des ATQ sur l'agriculture. Nous comptons relancer les élus concernés prochainement afin de faire pression pour que notre point de vue ait une influence réelle sur la future politique agroalimentaire du Québec. Jugez-en par vous-même!
Chronique d'une catastrophe annoncée
Le ministère du développement durable, de l'environnement et des parcs (MDDEP) a mandaté l'Institut du Nouveau Monde (INM) a former un comité pour mener une étude environnementale stratégique (ÉES) afin d'évaluer le procédé d'extraction des gaz de schistes par fracturation hydraulique. Ce comité a, après quelques mois de travail, donné son aval aux compagnies gazières pour l'application de ce procédé controversé.
En effet, cela consiste à forer un puits, dans lequel on injecte sous haute pression une boue de forage composée de 95 % d’eau (des milliards de gallons d’eau pour les 2000 puits prévus), presque 5 % de sable et moins de 1 % de produits chimiques que les compagnies n’ont pas l’obligation de nommer, secret industriel oblige. Seulement entre 25 et 50 % de l'eau utilisée pour les boues de forage est récupérable.
La pression fracture la couche de schiste et y crée des fissures qui permettent au gaz naturel de migrer vers le puits collecteur. Les grains de sable contenus dans la boue permettent d'empêcher les fractures de se refermer.
Scientifiques indépendants des gazières et du gouvernement, groupes environnementaux et citoyens des régions visées ont exigé un moratoire complet sur les forages afin d’évaluer sérieusement les enjeux présents et futurs du procédé, mais surtout les risques de conséquences désastreuses et irréversibles de celui-ci.
Ceux-ci comprennent d'abord la pollution de l’air et de l'eau par les gaz s’échappant des circuits prévus et par les boues qui sortent des puits. Actuellement, les usines de traitement des eaux usées, malgré ce qu’elles en disent, ne sont pas conçues et suffisamment compétentes pour traiter ce genre d’eau sale. De plus, il faut souligner la pollution sonore due à l'activité permanente des compresseurs et au trafic routier incessant de camions. En outre, il y a une flagrante absence de contrôle sur la dégradation des matériaux des puits abandonnés censés contenir le gaz qui continuera de s’échapper indéfiniment. Finalement, l'extraction des gaz de schistes se fait à proximité des meilleures terres agricoles du Québec qui sont, par conséquent, rendues impropres à l’agriculture.
Pour résumer, l'exploitation des gaz de schistes implique des milliards de profits à court terme pour les compagnies privées (un puits a une vie rentable de 2 ans), mais des milliards de dépenses et pertes de profits à long terme pour la population québécoise (gestion de la pollution, soins de santé, perte de production agricole et de territoires patrimoniaux).
Pour plus d’information cliquez sur les liens suivants:
Exigeons un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste
L’exploitation des gaz de schiste par la fracturation hydraulique au Québec ne fait pas l’unanimité auprès des différents acteurs concernés. Le gouvernement Charest a mandaté un comité pour faire une évaluation environnementale stratégique (ÉES) qui doit évaluer la pertinence de cette industrie, particulièrement les impacts économiques, environnementaux et sociaux. Dans le processus d’évaluation, le comité va autoriser les compagnies gazières à procéder à cette fracturation hydrolique controversée.
Ce qui dérange est la douteuse composition du comité en question. En effet, l’une des scientifiques qui y siège est aussi employée de Talisman, une des compagnies gazières intéressées par nos sous-sols riches en gaz. Aucun citoyen n’y est représenté, malgré le fait que c’est souvent sur des propriétés privées que les puits vont être forés.
Les quatre consultations publiques qui étaient prévues se sont déroulées juste avant Noël (difficulté de mobilisation). Vous pouvez visionnez les interventions sur le site suivant.
Nous avons jusqu’au 15 janvier pour donner notre opinion sur le plan de réalisation de l’évaluation environnementale. Cela nous concerne tous! Nos terres agricoles sont menacées, ainsi que nos cours d’eau et l’air que nous respirons! Faites-vous entendre!
Notre liberté d'expression en danger!
Les poursuites-baîllons, aussi connues sous le nom de SLAPP (Stategic Lawsuit Against Public Participation), sont un sujet sensible au Québec ces dernières années. En juin 2009, le Québec a été la première province canadienne, et, jusqu'à ce jour, la seule, à s'être doté d'une loi Anti-SLAPP.
Malgré cela, et malgré le fait que la poursuite intentée par la compagnie minière Barrick Gold ait été reconnue abusive et disproportionnée par la Cour supérieure du Québec, le livre Noir Canada, qui dénonce les activités d'exploitation abusive de cette compagnie en Afrique, a été retiré des tablettes et ne sera plus publié. Toutefois, nous avons une version électronique de l'ouvrage que nous vous conseillons vivement de consulter !
Cette histoire soulève de nombreux enjeux, entre autres, celui de la réelle protection que nous offre le gouvernement face à des compagnies privées aux ressources financières énormes et au pouvoir démesuré par rapport à celui de simples citoyen-nes.
AÉCG: Un véritable Cheval de Troie !
Les AmiEs de la Terre ont participé à la manifestation organisée par le Réseau québécois sur l'intégration continentale (RQIC), jeudi dernier. Afin de dénoncer l'Accord économique et commercial global qui se négocie actuellement entre le Canada et l'Europe, les manifestant ont amené un cheval de Troie haut de 5 mètres devant le Parlement.
À cette occasion les Amies de la Terre ont dénoncé la menace que fait planer cet accord sur l'environnement, l'eau et l'agriculture. Pour visionner une présentation qui résume la question : cliquez ici!
Pour voir les photos de la manif et en apprendre plus sur les enjeux liés à cet accord, visitez le site du RQIC
Signez en grand nombre la pétition, exigeant que la population québécoise soit consultée sur ces enjeux de libre échange entre le Canada et l'Union européenne.
Pour plus d'information, consultez la déclaration de plus de 80 organisations canadiennes et européennes demandant la suspension des négociations.
Méfions-nous des compteurs intelligents!
Alors qu'Hydro-Québec s'apprête à installer 3,8 millions de compteurs intelligents dans la province, une pétition exigeant un moratoire sur leur implantation a été déposée à l'Assemblée nationale. Parmi les raisons qui expliquent la démarche, on note les récents problèmes de santé dénoncés par des Californiens. Depuis l'installation des compteurs intelligents dans cet État, de nombreux résidents se disent aux prises avec des problèmes de santé, dont des maux de tête, des nausées et des troubles cardiaques.
Par ailleurs, les opposants dénoncent l'imposition obligatoire des nouveaux compteurs par Hydro-Québec, sans qu'ils aient d'abord été consultés.
L'implantation des compteurs de nouvelle génération se fera, entre 2012 et 2017, au Québec.
Le premier maïs génétiquement modifié destiné à l'alimentation humaine aurait commencé à être cultivé au Canada, sans même qu'une étude d'impact n'ait été réalisée. La coalition RQcOGM, dont font partie les AmiEs de la Terre de Québec, demande à l'Assemblée nationale l'étiquetage obligatoire des OGM.