Comité Agric.-Sans OGM, Thème : PSP

Un article de ATQ.

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L’argument de la sécurité « alimentaire » est utilisé à tort par l’élite économique et politique pour justifier des investissements massifs dans l’agriculture industrielle, le secteur des biotechnologies, ainsi que l’élaboration à huis clos d’accords économiques comme le PSP. De nouvelles variétés de plantes et d’animaux d’élevage OGM sont élaborées, les variétés traditionnelles seraient « trop vulnérables ». La peur du manque est entretenue et la nature est de plus en plus contrôlée et déséquilibrée par des pratiques inadaptées (ex : monoculture, utilisation d’insecticides, d’herbicides et d’OGM, etc.). C’est pourquoi le comité démystifie le discours souvent fallacieux des promoteurs des OGM.


Le PSP vise entre autres à « protéger l’environnement, lutter contre les maladies infectieuses et garantir des approvisionnements sûrs en aliments et en énergie » (http://www.spp-psp.gc.ca/overview/about-fr.aspx). Les défenseurs des OGM ont souvent utilisé l’argument de la sécurité pour légitimer l’élaboration de nouvelles variétés de plantes et d’animaux d’élevage génétiquement modifiés. Ils veulent convaincre l’opinion publique que les variétés traditionnelles sont trop sensibles aux maladies et aux infestations d’insectes et trop dépendantes des conditions ambiantes pour assurer un rendement optimal. Ils misent donc sur les OGM pour assurer à l’humain l’accès à une production stable et résistante à toute maladie ou infestation et pour accroître le rendement des cultures. Ainsi, ils cultivent la peur du manque de denrées alimentaire et proposent de renforcer le contrôle du plus grand nombre de variables possibles. En effet, selon la logique qu’ils mettent de l’avant, la nature, si elle n’est pas contrôlée, laisse les êtres humains à la merci de ses caprices et de son instabilité. Nous pensons au contraire que la nature recherche la stabilité et l’équilibre que l’être humain contribue chaque jour à lui enlever par ses pratiques inadaptées. Ces pratiques sont la monoculture, l’utilisation d’insecticides et d’herbicides, la sélection de cultivars plus productifs plutôt que des cultivars mieux adaptés à la zone de culture; c’est aussi l’utilisation d’OGM, la recherche constante de solutions technologiques à des problèmes engendrés par de mauvaises pratiques et une conception erronée de la nature. Les rencontres du comité Sans OGM sont donc une belle occasion de démystifier le discours fallacieux de plusieurs acteurs industriels, scientifiques et politiques sur l’agriculture et les OGM. Le PSP constituera sûrement un objet de discussion lors des rencontres du comité. Il sera important de voir quelles solutions seront mises de l’avant pour assurer la sécurité alimentaire des citoyens dans le cadre de cette nouvelle entente. Les OGM seront-ils considérés comme un élément de solution?

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