Comité Sans Fluor, Résumé de la position d’Eau Secours!
De AmiEs de la Terre de Québec.
Résumé de la position d’Eau Secours!, sur la synthèse pour les travaux de la Commission de Gatineau sur la fluoration
24 mars 2009
Les informations qui se trouvent dans le tableau de synthèse correspondent en partie à la présentation de la Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau - Eau Secours ! à la Commission de Gatineau. L’information y est exacte, mais incomplète. La synthèse comporte d’importantes lacunes en omettant certains aspects essentiels soulevés lors de la présentation d’Eau Secours !
La synthèse met l'accent sur l’efficacité de la fluoration sur la carie dentaire. Toutefois, cette efficacité est remise en question. De plus, elle n’aborde pas les effets sur la santé générale et sur celle de l’environnement. Nous questionnons la légalité d'un produit toxique ajouté à l'eau potable. Affecter l’environnement peut avoir de graves conséquences sur la santé humaine. La question que doit se poser la Commission est : pourquoi devrait-on fluorer l’eau potable ?
L’inutilité d’ajouter des fluorures à l’eau potable
La synthèse laisse voir que des rapports défavorables à la fluoration qui font autorité, tels la Révision de l’Université York et celui du Medical Research Council (Angleterre), ont été ignorés. Ni la Commission, ni la population ne connaissent ces résultats qui mettent en doute l’efficacité de la fluoration sur la carie dentaire.
Le principe de précaution
La synthèse de Golder ne semble pas avoir eu le temps de consulter les rapports des villes de Montréal, de Longueuil, de Sherbrooke et le rapport du Comité de révision du Conseil du comté du Hampshire qui auraient pu lui permettre d’établir une grille d’évaluation et une analyse beaucoup plus complètes. Ces villes n’ont pas fluoré l’eau potable en invoquant le principe de précaution.
Les alternatives
La synthèse de Golder a ignoré les autres alternatives plus efficaces que la fluoration de l’eau pour contrer la carie dentaire. Beaucoup plus ciblées, beaucoup moins coercitives, des mesures d'éducation en nutrition ou de dépistage des populations à risque apporteraient des bénéfices plus grands pour la santé en général, en étant sans danger pour l'environnement. Ces programmes sont élaborés dans le rapport du comté du Hampshire.
Responsabilité légale de la ville de Gatineau
Contrairement à ce que laisse entendre les partisans de la fluoration, aucune agence, aucun organisme et aucun fournisseur n’est responsable pour l’innocuité et l’efficacité du produit. La responsabilité de la National Sanitation Foundation se limite à assurer que les produits offerts par les manufacturiers correspondent à certaines normes par rapport à leur nature, à leur qualité et à leur contamination. Elle n’assure pas que le produit soit de qualité alimentaire ou pharmaceutique. La responsabilité légale de la ville de Gatineau quant à l’innocuité des produits servant à la fluoration de l’eau et leur nature exacte n’a pas été abordée dans cette synthèse. La responsabilité légale finale d’ajouter le fluorure, un produit toxique, à l’eau potable reviendra à la ville de Gatineau.
Incidence de la fluorose dentaire
La synthèse de Golder n’a pas souligné l’occultation par les partisans de la fluoration de l’incidence de la fluorose dentaire, des risques pour les jeunes bébés sur le lait maternisé, des risques d’ostéosarcome, de fractures osseuses et d’allergie au fluorure ainsi que les impacts probables sur l’environnement. Que veut-on cacher à la Commission ?
Quels sont les critères de décision ?
La synthèse ne fournit aucun critère sur l'importance relative des divers arguments : le nombre d’appuis à une position est-il le seul critère à l’avis que rendra la Commission ? Ce point est crucial car la Commission a été sélective dans le choix des représentations et des membres du panel et connaissait le nombre des partisans et des opposants à la fluoration.
De plus, La synthèse est trop restrictive et elle a négligé les aspects majeurs suivants :
- l’évaluation de la rigueur scientifique de l’argumentation présentée ;
- la nécessité d’évaluer l’apport total individuel en fluorure ;
- la nécessité d’évaluer si l’apport ne dépasse pas déjà les besoins ;
- la nature du fluorure utilisé pour la fluoration de l’eau ;
- les effets nocifs sur la santé de la faune, de la flore et des cours d’eau.
La Coalition Eau Secours! offre à la Commission sur la fluoration son entière collaboration et souhaiterait que siègent sur la commission au moins deux experts opposants à la fluoration pour permettre une évaluation plus objective du projet de fluoration.
Soyez assurés de notre intérêt à la préservation de la qualité de l’eau dans une perspective de santé publique, de protection de l’environnement et de droits des citoyens.
Martine Chatelain, Coalition Eau Secours !
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