Communiqué, 2005-11-23

Un article de ATQ.

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Appui au projet de proposition d'aire protégée sur la Batiscan


Québec, le 23 novembre 05. Les AmiEs de la Terre de Québec appuient la demande présentée par l’Association Eau Vive Batiscan au Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs dans le cadre de la Stratégie québécoise sur les aires protégées pour classer comme réserve aquatique la section de la rivière Batiscan située entre la Chute du Deux et la Chute du Sept ainsi que son affluent, la rivière Tawachiche.

La rivière Batiscan représente incontestablement un patrimoine naturel, historique et récréotouristique d’une valeur inestimable. Elle constitue un véritable paradis pour kayakistes, pêcheurs, ornithologues et amants de la nature. Hélas, conséquence de son caractère unique, la rivière Batiscan est aussi convoitée depuis de nombreuses années pour l’implantation de mini-centrales hydroélectriques. Aujourd’hui, elle est à nouveau menacée par un projet de petite centrale hydroélectrique d’une puissance de 17 MW, aux Chutes du Deux à Saint-Adelphe.

Ce projet provoquerait un ennoiement du territoire sur près de 13 kilomètres sur la Batiscan et son affluent, la Tawachiche, touchant trois villages (Saint-Adelphe, Lac-aux-Sables et Saint-Thècle), ce qui ferait disparaître à tout jamais six chutes sur la Batiscan et trois sur la Tawachiche et entraînerait la disparition de terrains de citoyens sur le bord de la Tawachiche. De plus, cela provoquerait un assèchement en aval de la rivière, le déboisement des rives de la rivière sur plusieurs kilomètres, une augmentation de la sédimentation et une perturbation, voire une disparition des habitats pour la flore et la faune.

Il est donc urgent d’agir. À l’heure où le gouvernement du Québec est à la recherche de territoires à protéger dans les basses-terres du Saint-Laurent pour atteindre l’objectif de protection de 8% du territoire, le classement de cette section de rivière comme réserve aquatique serait un bon moyen de la protéger pour longtemps contre ce type de projets dévastateurs.

À plus long terme, et considérant qu’une autre section de la rivière Batiscan (le secteur Triton) fait également l’objet d’une telle demande, nous suggérons d’envisager une protection généralisée à l’ensemble de cet extraordinaire élément de notre patrimoine qu’est la Batiscan.


Information :

Simon Paquette (418-524-2744) et Renaud Quilbé (418-654-3792) pour le Comité Eau des AmiEs de la Terre.