Communiqué, 2005-11-28

Un article de ATQ.

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Ouverture de la 11e conférence de l’ONU sur les changements climatiques


Des écologistes invitent les automobilistes à marcher!



Québec, lundi 28 novembre 2005 - En pleine heure de pointe, ce matin, des militantEs provenant des milieux écologistes, collégiaux, universitaires, communautaires et populaires se sont postéEs au quatre coins de l’intersection Charest/Langelier pour inviter les automobilistes à agir contre le réchauffement planétaire et la pollution atmosphérique. Au moment où s’ouvre la 11e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tient à Montréal du 28 novembre au 9 décembre 2005, il est honteux que le gouvernement du Québec n’ait toujours pas de plan d’action en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En plus de dénoncer l’attentisme du gouvernement québécois, les militantEs invitent la population à participer à la Marche mondiale sur le climat, le 3 décembre prochain, à Montréal.


L’urgence pour le Québec d’agir… et de montrer l’exemple


Les enjeux de la conférence qui s’amorce aujourd’hui sont immenses : en plus de tracer le bilan de l’application du protocole de Kyoto, la rencontre décidera des actions que prendront les gouvernements pour la prochaine période. L’attitude du Québec est à cet égard fort décevante. « En tant qu’hôte de la rencontre des Nations Unies sur les changements climatiques, il est honteux de constater que le Québec ne se soit toujours pas doté de plan d’action en matière de réduction des gaz à effet de serre! Deux années de tergiversations en disent long sur l’absence de volonté politique d’un gouvernement qui n’a pas à être fier de son bilan environnemental.» rappelle Marie-Ève Giroux d’Univert Laval.


La distribution de tracts vise à mobiliser les citoyenNEs et à les sensibiliser à l’urgence d’agir. « Des citoyenNEs de plus de 30 pays se mobiliseront le 3 décembre pour démontrer leur inquiétude face aux changements climatiques et à ses conséquences. Les nombreuses tempêtes tropicales de l’été ne sont que la pointe de l’Iceberg et ne sauraient faire oublier la fonte des glaciers, les impacts négatifs sur la santé humaine et les conséquences désastreuses à prévoir sur l’agriculture mondiale. Comme pays riche, notre responsabilité encore plus grande à ce chapitre : citoyenNEs, entreprises et gouvernements se doivent d’œuvrer dans le même sens » soutient Simon Paquette des AmiEs de la Terre de Québec.


L’automobile comme symbole


Si les automobilistes sont ciblés aujourd’hui, c’est qu’ils sont représentatifs des changements à apporter dans les priorités publiques. « Le secteur du transport est responsable de près de 40% des émissions de gaz à effet de serre dans la province. La ville de Québec a une longue route à parcourir à ce niveau. Avec sa vingtaine de kilomètres d’autoroute par habitantEs, la ville est étalée comme si elle avait une population de 3 millions d’habitantEs. Pourtant, Québec ne compte que 600 000 habitantEs, mais dispose d’un réseau autoroutier comparable à celui de grandes métropoles. Il est impératif que la ville soutienne l’implantation de transports alternatifs et collectifs » affirme Anne-Marie Turmel des AmiEs de la Terre de Québec.


Aucun changement possible sans mobilisation citoyenne


Si l’action d’aujourd’hui s’adresse à la population, c’est pour la sensibiliser aux enjeux entourant les changements climatiques. «Chacun d’entre nous a le devoir de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, mais aucun changement significatif ne saurait survenir sans une action vigoureuse des gouvernements. L’exemple du Suroît démontre clairement que la pression populaire est incontournable pour obtenir un changement de cap rapide et durable en matière de lutte au changement climatique. C’est pourquoi nous invitons les citoyenNEs à prendre la rue avec nous samedi le 3 décembre » de conclure Richard Fecteau du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire 03-12.

La Coalition formée à Québec regroupe les AmiEs de la Terre de Québec, Univert Laval, le Regroupement d’éducation populaire et d’action communautaire Québec-Chaudière Appalache (REPAC 03-12), le Comité de mobilisation du Cégep Ste-Lawrence et l’Association étudiante du Cégep Lévis-Lauzon.



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Personnes ressources :

Marie-Ève Giroux, Univert Laval (418) 656-2131 poste 66997
Anne-Marie Turmel, AmiEs de la terre de Québec (418) 524-2744
Simon Paquette, AmiEs de la terre de Québec (418) 524-2744
Richard Fecteau, Regroupement d’éducation populaire en action communautaire (418) 523-4158