Danger des OGM, la science le prouve

Un article de ATQ.

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Dazibao no 54 - Hiver 2008


Par Erick Lafleur, membre du comité Sans OGM


Les AmiEs de la Terre de Québec recevaient, le 12 octobre dernier, la visite de Gilles Éric Séralini. Professeur de biologie moléculaire et président du conseil scientifique du CRIIGEN (comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), en France. Le professeur Séralini fait parti d’un nombre restreint de scientifiques qui sonnent l’alarme sur les risques potentiels liés à la culture et à la consommation d’OGM. Lors de sa conférence aux AmiEs de la Terre de Québec, il a présenté les résultats de ses recherches concernant les OGM et les pesticides. Le constat est inquiétant, les expériences en laboratoire démontrent que les rats nourris avec des plantes transgéniques subissent une dégradation inquiétante d’organes internes tels que les reins, le foie et le système reproducteur. Ses études se penchent également sur la contamination des écosystèmes aquatiques suite à la dispersion des pollens issus des cultures transgéniques. Il donne l’exemple du maïs BT auquel un insecticide est incorporé pour accroître leur résistance aux insectes ravageurs. Faut-il être surpris des résultats !? Le pollen voyage facilement dans les cours d’eau et s’accumule dans les sédiments affectant les micro-organismes qui s’y nourrissent, contaminant par conséquent la chaîne trophique et provoquant la mort de plusieurs insectes qui ne sont pas ciblés par les pesticides transgéniques. À la lumière de ces nouvelles informations qu’en est-il de l’étiquetage des produits alimentaires issus de manipulations génétiques ? Le professeur Séralini explique que les gouvernements, dont celui du Canada, se complaisent des études fournies par les entreprises pour affirmer l’innocuité de certains organismes génétiquement modifiés. Au-delà des revendications venant de la population, des promesses électorales non tenues (Parti Libéral du Québec 2003), des initiatives volontaires, l’incitatif qui réussirait à convaincre le gouvernement à agir et à imposer l’étiquetage obligatoire ou même le retrait des OGM serait malheureusement un événement qui mettrait la santé publique en danger. Pour éviter un tel scénario l’étiquetage se présente comme une option, puisque sans exiger le retrait des OGM de la filière alimentaire, il permettrait au moins la traçabilité des aliments contenant des OGM et laisserait au consommateur la liberté de choisir les produits qu’ils consomment. Rappelons qu’au Canada l’étiquetage est volontaire, mais aucun produit n’a toujours pas été étiqueté. Pourtant, au Québec, 52 % des superficies cultivées en maïs le sont avec du maïs OGM et 48 % pour le soya. Difficile de ne pas penser que nous faisons peut-être partie de l’expérience