Dossier Cyanobactéries

Un article de ATQ.

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Dazibao no 50 - Hiver 2007


Par Estelle Pedneault, membre du comité Eau


Cet automne, les cyanobactéries ont proliféré dans les lacs du Québec et causé de nombreux désagréments dont nos quotidiens ont grandement fait mention. Il n’en fallait pas plus pour que le comité Eau des ATQ prenne le dossier en mains, afin de sensibiliser, informer et chercher des solutions.


Qu’est-ce que les cyanobactéries ? Il s’agit d’un groupe de micro-organismes ayant la structure interne des bactéries, mais aussi une fonction typiquement associée aux algues, soit la production d’oxygène par photosynthèse. Les cyanobactéries étaient auparavant appelées «algues bleues-vertes», simplement en raison d’un manque de connaissances à propos du monde bactérien.


Quelles sont leurs particularités ? Ces organismes sont omniprésents et essentiels à la plupart des écosystèmes aquatiques. Leur efficacité repose notamment sur leur capacité exclusive à entreposer des nutriments. Lors d’un apport excessif de nutriments (dû à une perturbation), les cyanobactéries prolifèrent jusqu’à former des amas visibles à l’œil nu à la surface de l’eau. Cette prolifération est aussi appelée «efflorescence».


D’où vient le problème ? Trop abondantes, les cyanobactéries peuvent envahir voire étouffer des portions de lac. En décomposition, à l’automne, elles causent une raréfaction de l’oxygène dans le milieu et une odeur nauséabonde. Aussi, une fraction des cyanobactéries, qu’on ne peut distinguer à l’œil nu, est capable de produire des composés toxiques potentiellement mortels par ingestion directe ou par le biais de la chaîne alimentaire.


Que peut-on faire ? Bien sûr, l’idéal est d’éviter que ces efflorescences surviennent, par des moyens qui sont connus. Mais une fois que l’écosystème est perturbé, les solutions sont souvent beaucoup plus complexes, plus coûteuses et spécifiques à chaque endroit.