Nouvelles de la Coalition Eau Secours!

Un article de ATQ.

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Dazibao no 50 - Hiver 2007


Par Michel Leclerc, délégué du comité Eau au comité de coordination de Eau Secours!


Devant l’enjeu des cyanobactéries, Eau Secours! continue de s’indigner face à l’inaction gouvernementale sur les causes reliées à la contamination de plus de 71 lacs québécois, par les cyanobactéries. Évidemment, les occupantEs des rives qui arrosent leur pelouse avec des pesticides ou qui déboisent leur rive ont leur part de responsabilité et doivent les assumer et devenir proactifs dans ce dossier. Toutefois, le surplus de phosphore et d’azote (nourriture des cyanobactéries) qui affectent les lacs québécois est en grande partie attribuable aux activités agricoles. Après 30 ans d’étude sur le réchauffement des lacs, l’eutrophisation et leur mort biologique à long terme, les différents ministères concernés n’ont pas encore passé à l’action. À titre d’exemple, des données gouvernementales indiquent qu’au Bas Saint-Laurent, presque tous les cours d’eau on un surplus en phosphore attribuable aux activités agricoles. Une autre raison qui nous incite à participer activement à la commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agro-alimentaire québécois qui se tiendra cet hiver! Autres responsables de la prolifération des cyanobactéries sont les fosses septiques, les égouts des villes et ceux des industries, trop souvent non-conformes à la réglementation. De plus, les embarcations motorisées devraient absolument être interdites sur les petites étendues d’eau peu profondes. Parmi les autres dossiers chauds d’Eau secours!, nous apprenions récemment que l’immense nappe phréatique étasunienne de l’Ogallala, estimée à 18 fois la superficie de la nappe phréatique du Québec habité, se vide tranquillement… D’ici 2020, 60% du territoire qu’elle irriguait aux Etats-Unis risque fort de ne plus être cultivable. Voilà une des conséquences des gigantesques monocultures de nos voisins du Sud cultivées en territoire quasi désertique! Mentionnons aussi que le moratoire québécois qui avait été imposé sur l’exportation d’eau prend fin en décembre 2006. Qu’adviendra-t-il de ce dossier lorsque nos voisins du Sud, ayant de plus en plus soif, déclencheront la guerre bleue? Un débat s’annonce à l’Assemblée nationale et dans chaque région sur le dossier de l’exportation de l’eau et nous devrons y contribuer! En terminant, soulignons qu’un nouveau dépliant sur l’eau vient d’être réalisé par le mouvement d’éducation populaire en action communautaire autonome du Québec (MEPACQ). Il sera bientôt disponible aux ATQ!